Libérons les médaillons !

Les rebelles de la famille

Cette série revisite en toute liberté les anciens portraits en médaillon. Trônant dans les albums des familles bourgeoises, ils ont contribué au succès des cartes de visite faisant par là le bonheur des photographes, de la seconde moitié du XIX° jusqu’au début du XX°. Témoignages de réussite économique et sociale, ces portraits reprenaient les codes classiques du buste et du médaillon et donnaient à la bourgeoisie l’image de respectabilité qu’elle recherchait. Les visages étaient graves, l’arrière-plan sobre et uni. Et, pour des raisons techniques évidentes, la photo était en noir et blanc. Les montages présentés se jouent de ces codes : apport de couleur et parfois d’illustrations, décalage du modèle par rapport au médaillon, introduction de portraits en pied … Ces aménagements apportent un peu de distanciation au regard des stéréotypes véhiculés par ces photos.

Photographie :  Charles Guillot, Boulogne-sur-mer (Albertine); Ph. Does & Söhne, Bad Kreuznach (Angèle); B. Czechowsky, Odessa (Angélique); Petrus Monroché, Paris(Aube); Truchelut, Paris (Berthe); W. Breuning, Hambourg (Edmée); Ant. Hatz, Colmar (Flora); Hubert Goossens, Liège (Gabrielle); Charles Marchal, Granges (Gisèle); Hugo Schrödek, Zittau (Ida); Frédéric Van Gent, Lille (Léontine); Albert Prouzet, Paris (Ninon); Photo-Scola, Paris (Odette); J.Antonopoulo, Odessa (Olga); Georges Michel, Strassburg (Rosetta); Julien Ganz, Bruxelles (Sidonie); Paul Rochas, Blois (Suzanne); Albert Foltzer, Mulhouse (Valentine); Arnaud phot (Zélie); 3 photographies non signées (Ondine, Rosemonde et Valentine).

Wladys : Conception et réalisation.

Publié le 22/01/2026 © Invisu.com